Peintre-graveur, né en 1938 à Montauban ( Tarn-et-Garonne).
Marsiam fait ses études auxBeaux-Arts de Toulouse, et à
l'Ecole Nationale supérieur de Paris. Il fréquente la
Grande chaumière Paris (Atelier Brayer).
Il rencontre les frères Geer et Bram Van Velde qui le feront
entre au célèbre 'Atelier "17" de S.-W. HAYTER
à Paris. Il obtient son diplôme national de Gravure en
1963. Epoque de la mise au point de la gravure à la "maille"avec
son maître, nommée "technique Marsiam".
Il réalise les décors de théâtre pour Jean
Anouilh, H. de Montherlant avec le Grenier de Toulouse et l'Opéra
de Paris.
Ex-professeur de dessin, il effectue de nombreux voyages d'études
à travers le monde : Sahara (Peintures visage du Sahara), Amérique
du Sud, Asie (Tibet : les Couleurs du Silence), Indonésie (Volcans
de Java), Sud de l'Europe (les Terres Latines), etc... qui vont lui
permettre de s'exprimer plus tard librement et profondément
à travers ses uvres qu'il peint par thème.
C'est le début d'une brillante carrière qui le fera
côtoyer, dans une exposition de gravures, les
peintres Music, Miro, Veira da Silva, etc... puis Pelayo, Igon, Bessil,
Friedlander... et plus près de nous, les plus grands noms de
l'art abstrait actuel : Serge Poliakoff, Léon Zack, Zao-Wou-Ki,
Manessier, etc...
Peintre informel d'un classicisme rigoureux abstrait allant vers une
nouvelle conception de la
nature exprimant ce qui est suggéré un art d'atmosphère
s'efforçant de recréer le paysage dans le sens de la
simplicité, ne gardant que l'essentiel aux coloris nuancés...
Il s'attaque d'emblée au problème majeur de la peinture
celui du fond de l'intérieur du tableau et non de la surface,
on le voit tenter de toile en toile une réinvention plastique
ramassée dans
une grande liberté d'écriture ou l'essentiel est livré
seul pour devenir tableau, dialogue avec le
visible, dialogue aussi avec le lisible, dans la démarche actuelle
tout se passe avec lui comme si une sténographie du réel
était en train de se réinventer. Il a besoin de retrouver
la spontanéité du geste et de traduire la sensation
immédiate ; être le témoin d'un instant. Mais
quiconque à fréquenté l'espace et l'horizon dans
la lumière du jour sait que la peinture qui restitue l'instant
contemplatif ne peut être qu'expression de la beauté,
grave ou sereine des choses.
Tableau, souci unique de ce peintre pour qui peindre est figurer l'inconnu
et l'inconnaissable,
sans littérature et sans illusionnisme
Maître d'un excellent graphisme et d'une palette de couleurs
éclatantes, MARSIAM arrive avec succès à traduire
de façon abstraite et pourtant si réelle. Des mots comme
chaleur, sable, soleil, fonds marins, terre brûlée...
La peinture de MARSIAM est une peinture qui semble avoir été
soulevée de l'intérieur par une émotion, avant
de venir affleurer la surface pour se lancer dans une matière
où la lumière accroche le relief et agit par transparence.
Aux tons concentrés autour d'une nuée de ondulations
fines et légères, à la pâte triturée,
étalée au couteau arrachée en rugosités
ou effleurée par la brosse. Donnant à voir, en dehors
de tout esthétisme, l'action même de l'homme, sa passion
de créer. Elle éveille en nous des impressions qui y
sont restées en attente, elle nous force à voir et à
imaginer, au delà de nous-mêmes, élevant notre
esprit vers une sorte de miracle de la réflexion. Elle se jette
dans cet univers de la sensation ou rien n'est dit, mais tout est
suggéré, la résonance de l'effusion directe donne
une magie à la couleur ; une spontanéité à
la touche, une forme à l'expression qu'on a voulu appeler l'informel,
permettant au critique d'Art A.-C. Rousseau de placer MARSIAM dans
la famille des naturalismes informels.
Arriver à l'ultime étape de la simplification au symbolisme,
magnifier l'ambiance, plus que le sujet ; Cette peinture est une porte
ouverte sur la rêverie, la méditation, un travail rendant
les toiles accessibles à tous, grâce à la clarté
de l'écriture, ou se dégage une puissance de communication
beaucoup plus grande qu'à travers un art intellectuel.
Un art médité, construit de plus en plus éloigné
de toute représentation, à travers les couleurs qui
glissent sur la toile dans un silence étonnant, sourd une poésie
secrète, ou vibre la sensibilité d'un artiste à
part entière. |